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Qu’est-ce qu’un masque alternatif ?

Crédit : Bee Made

Recommandé pour le grand public depuis le vendredi 3 avril dernier par les autorités sanitaires, le port du masque est aujourd’hui reconnu comme nécessaire dans la lutte contre la propagation du Covid-19.

Très contagieux, ce dernier peut se transmettre pendant la période d’incubation, c’est-à-dire avant l’apparition des symptômes. Une partie non négligeable de la population sera également, selon les observations recueillies dans les pays les plus touchés comme la Chine ou l’Italie, porteurs asymptomatiques du virus. Un véritable danger en termes de lutte contre la propagation de cette nouvelle forme de coronavirus, puisque de nombreux vecteurs potentiels seront dans l’ignorance de leur propre infection.

C’est la raison pour laquelle les nouvelles recommandations insistent sur un port à grande échelle d’un masque de protection afin de protéger les populations les plus vulnérables (environ 1 cas sur 5 nécessite une hospitalisation selon les données de l’Organisation Mondiale de la Santé).

Afin de laisser au personnel soignant les masques chirurgicaux et ceux aux normes FFP, il est très fortement recommandé de confectionner soit même sa protection, le fameux masque alternatif.

Crédit : Sophie Cmdr

Sa fonction

Contrairement aux masques FFP utilisés dans les hôpitaux, le masque alternatif n’a pas vocation à filtrer l’air ambiant et à protéger son porteur. Son objectif premier reste la protection d’autrui, en limitant grandement la projection de postillons sur ses interlocuteurs et sur les objets du quotidien.

Selon les matériaux utilisés lors de sa confection, le masque alternatif permettra de retenir les gouttelettes émanant de votre bouche. A usage unique pour les modèles en papier, ou lavables pour les modèles en tissu, il est impératif de cesser d’utiliser votre protection aux premiers signes d’humidité.

La condensation qui se forme sur votre masque créé en effet un support chaud et humide, des deux côtés de votre protection, favorisant ainsi un bouillon de culture favorable à la contamination si jamais le virus entre en contact avec la partie extérieure.

A quoi ça ressemble ?

Si l’Afnor, un organisme responsable de la normalisation en France, a publié sur son site une liste des matériaux pouvant être utilisés dans le cadre de la confection d’un masque alternatif, plusieurs matières et objets du quotidien peuvent être utilisés le temps d’une sortie et avec de précaution.

Selon le docteur Serge Madjan, interrogé par les équipes de TF1, une écharpe ou un foulard assurent une protection mécanique qui n’est pas inutile. Cela implique toutefois de ne pas les manipuler ou de les retourner et de la laver à la machine entre chaque sortie. 

Afin de mieux vous protéger, il également est possible de confectionner des protections imitant les masques chirurgicaux. Composés de tissu, de papier, ou de plusieurs éléments à la fois, leur efficacité dépendra avant tout de leurs matériaux et des bonnes pratiques d’usage. De nombreux patrons sont disponibles sur internet, accompagnés de tutoriels détaillées. Pour les moins bricoleurs, il est possible d’en trouver en ligne via masques-alternatifs.com et les réseaux solidaires.


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