Passer au contenu
Quand aurons-nous un vaccin contre le coronavirus SARS-CoV-2 ?

Quand aurons-nous un vaccin contre le coronavirus SARS-CoV-2 ?

Afin d’enrayer la pandémie de Covid-19, la piste la plus sérieuse mène au développement d’un vaccin. Une véritable panacée qui permettrait de protéger la majeure partie de la population mondiale. Seulement, les chercheurs ont besoin de temps afin de trouver la bonne formule, de procéder à une batterie de tests puis de lancer la production, le conditionnement, la livraison et les contrôles de qualité. Une série d’étapes qui s’étalerait, selon les spécialistes, sur plusieurs mois. Le premier vaccin ne serait pas disponible avant le début de l’année prochaine.

De nombreuses cellules de crises combinant hôpitaux et laboratoires ont été créées à travers le monde afin d’accélérer la recherche. C’est le cas notamment de l’Institut Pasteur, en France, dont les efforts se concentrent sur une variante du vaccin de la rougeole.

Des "Tasks Force" à travers le monde entier

A l’étranger, d’autres « task forces » sont à pied d’œuvre pour mettre au point un vaccin. Aux États-Unis, un premier essai sur un patient volontaire a été effectué le 16 mars dernier. Développé par la compagnie Moderna, l’ARNm-1273 devrait être injecté à 45 adultes en bonne santé au cours des prochaines semaines. L’objectif de cette étude consiste à évaluer l’innocuité et la réactogénécité du produit, autrement dit s’assurer de l’absence de nocivité pour les patients et contrôler les éventuels effets secondaires. 

En Chine, un essai clinique a également eu lieu sur des êtres humains. 108 volontaires ont en effet vu un vaccin leur être administré le 20 mars dernier. Tous sont originaires de la ville de Wuhan, le premier épicentre de la pandémie.

Si la piste du vaccin représente un réel espoir dans la lutte contre ce nouveau coronavirus, il est important de continuer à bien se protéger, en appliquant au mieux les différents gestes barrières afin de limiter l’expansion de la maladie.

De plus, même si le virus semble muter très lentement, il est difficile d’anticiper l’avenir et de faire des prévisions sur plusieurs mois, comme l’explique un chercheur de l’Institut Pasteur à RTL : « il est tout à fait probable que d'ici 18 mois, l'épidémie de coronavirus n'existe plus dans ces conditions et que, même s'il y a une nouvelle épidémie de coronavirus chinois dans 18 mois, le vaccin développé pour la souche actuelle ne fonctionne plus, c'est ce qui s'est passé pour le SRAS ».

D’ici là, d’autres pistes pourraient être creusées, à l’image du vaccin BCG contre la tuberculose qui pourrait, selon certains scientifiques, protéger partiellement du coronavirus SARS-CoV-2.


Article précédent Le port d’un masque en tissu protège-t-il du Coronavirus ?