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En Indonésie, ceux qui ne respectent pas le confinement sont placés en quarantaine dans des maisons « hantées »

Lassée des personnes enfreignant les règles de quarantaine, une politicienne indonésienne a décidé d'effrayer les contrevenants en les enfermant dans une "maison hantée".

Kusdinar Untung Yuni Sukowati, cheffe de la régence de Sragen, a déclaré avoir publié cette semaine un décret inhabituel pour faire face à l’afflux de personnes débarquant dans la région après la mise en confinement de Jakarta et d'autres grandes villes du pays.

En réponse aux citoyens ne respectant pas l'ordre de s'isoler pendant 14 jours afin d'empêcher la propagation du coronavirus, Sukowati a demandé aux communautés de réaménager les maisons abandonnées réputées hantées afin d’en faire des lieux d’accueil. Une arme de dissuasion efficace dans un pays où les croyances en matière de surnaturel jouent un rôle clé dans le folklore et la vie de tous les jours.

« S'il y a une maison vide et hantée dans le village, il faut y mettre les gens et les enfermer » a déclaré Mme Sukowati à l'AFP mardi. Les responsables du village de Sepat ont ainsi choisi une maison abandonnée depuis longtemps et l'ont équipée de lits placés à distance et séparés par des rideaux.

Jusqu'à présent, le village a enfermé cinq résidents récemment arrivés, obligés de passer le reste de leur quarantaine de deux semaines dans cette sinistre demeure.

Parmi eux se trouve Heri Susanto, originaire de l’île voisine de Sumatra, qui a déclaré n’avoir toujours rencontré aucun fantôme. « Mais quoi qu'il en soit, cela arrive. Je sais que c'est pour la sécurité de tous, je vais retenir la leçon".

Selon l'université Johns Hopkins, l'Indonésie enregistrait vendredi 24 avril un total de 7 135 cas positifs au coronavirus pour 616 décès.

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