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Coronavirus : Le point sur la situation en France à une semaine du déconfinement

Lundi 11 mai prochain, la France initiera un processus de déconfinement progressif, avec pour objectif la relance de l’économie. Un phénomène toutefois asymétrique, ajusté département par département en fonction du degré d’impact du coronavirus.

Au 4 mai 2020, le monde comptait près de 3,4 millions de cas recensés de Covid-19, pour environ 245 000 morts. Des chiffres très élevés, notamment dans certains pays comme les États-Unis, l’Espagne, L’Italie ou encore la France, ou de nombreuses victimes sont à déplorer.

Dans notre cas, un excès de mortalité est survenu dans certaines régions, dont l’Ile-de-France et le Grand-Est, en raison de l’apparition de clusters de contamination à l’aube de la pandémie. Ces deux territoires, ainsi que les régions Haut de France et Auvergne-Rhône-Alpes, regroupent aujourd’hui à elles seules 72% des cas hospitalisés. En termes de chiffres, la France comptait au 4 mai 130 979 cas confirmés pour 24 895 décès.

Grâce aux mesures de confinement, le nombre de personnes contaminées, hospitalisées et admises en réanimation est en baisse depuis plusieurs semaines. Toutefois, malgré les protocoles de déconfinement, l’inquiétude d’une seconde vague de contamination se fait ressentir.

« À l'approche du 11 mai, il ne faut pas relâcher l'effort collectif qui porte ses fruits et freine l'épidémie. L'application scrupuleuse des gestes barrières, le respect de la distanciation physique minimale d'un mètre et la réduction drastique du nombre de nos contacts sont la meilleure façon de lutter ensemble contre la propagation du virus » a communiqué le ministère de la Santé. Une déclaration appuyée par le ministère du travail, qui recommande la poursuite du télétravail au moins jusqu’à l’été, afin de ne pas saturer les transports et les bureaux d’entreprise.

A cela s’ajoute un protocole de déconfinement destiné aux entreprises et publié le 3 mai dernier. Il définit des règles universelles que l'ensemble des institutions se doivent de respecter à partir du 11 mai. Les gestes barrières y sont rappelés ainsi que la délimitation d'une zone de 4m2 par personne minimum, afin de « garantir une distance minimale de 1 mètre autour d'une personne ». Les entreprises doivent aussi gérer les flux, l'arrivée des collaborateurs au parking ou encore l'entrée et la sortie des lieux, afin de réduire les "goulots d'étranglement". Parmi les autres règles, on retrouve le nettoyage régulier des rampes d'escalier, la fermeture des "tourniquets" à l'entrée des établissements, une limitation du nombre de personnes dans un ascenseur ou encore l'installation de vitres en plexiglas entre les bureaux. Des consignes strictes qui pourraient décourager certaines entreprises de revenir au « présentiel » au sortir du confinement.

Indicateurs au 3 mai 2020

Pour ajuster les mesures à l’échelle locale, le gouvernement a créé une échelle symbolisant le degré d’impact du virus par département. Les territoires en rouge auront ainsi des consignes plus restrictives que ceux en vert, comme par exemple l’interdiction de rouvrir les parcs ou les centres commerciaux. Les forêts, fermées au public depuis le début du confinement, devraient toutefois être de nouveau accessibles partout en France, peu importe le niveau de circulation du virus.

Chaque soir, cette échelle est ajustée en fonction des dernières données concernant le coronavirus. Dimanche 3 mai dernier par exemple, les départements du Gers, de la Loire-Atlantique et de la Mayenne sont ainsi passés du niveau orange au niveau vert après y avoir constaté une baisse du nombre de passage aux urgences.

A une semaine du déconfinement, la pandémie semble donc être ralentie en France, ce qui doit inciter la population à poursuivre les efforts en matière de gestes barrières afin de limiter toujours plus la propagation du virus.

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