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Bilan du coronavirus en France – Jeudi 23 avril

Le nombre de personnes hospitalisées continue de décroître en France. Une avancée positive permise grâce au confinement et à l’installation de mesures barrières dans les lieux publics. Le virus est toutefois loin d’être vaincu, et la lutte continuera bien au-delà du 11 mai.

Le bilan en chiffres

Livré dans la soirée du mercredi 22 avril par le directeur général de la Santé Jérôme Salomon, le bilan en chiffre montre une amélioration de la situation en France, avec notamment un recul net du nombre de personnes admises en hospitalisation et en réanimation.

  • 119 151 cas confirmés par PCR soit 1 827 de plus que le jour précédent
  • 21 340 décès au total soit 544 de plus que le jour précédent
  • 13 236 décès à l'hôpital soit 336 de plus que le jour précédent
  • 8 104 décès en Ehpad soit 208 de plus que le jour précédent
  • 29 741 hospitalisations en cours soit 365 de moins que le jour précédent
  • 5 218 personnes actuellement en réanimation soit 215 de moins que le jour précédent
  • 40 657 personnes sorties de l'hôpital soit 1 476 de plus que le jour précédent

Les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation correspondent au nombre de patients en cours de soin et non au cumul des cas depuis le début de l’épidémie.

L’Île-de-France et le Grand-Est restent les régions les plus touchées. Dans l’Ouest de la France, relativement peu de cas ont été déclarés, grâce à l’absence de cluster. Les hôpitaux, qui ont accueilli plusieurs patients issus du reste de la France, envisagent une réouverture des services jusqu’alors fermés pour faire face à la crise sanitaire ainsi qu’une re-programmation des opérations chirurgicales.

Le scénario catastrophe pour le moment évité

D’après une étude publiée mercredi 22 avril par des épidémiologistes de l’Ecole des hautes études en santé publique (EHESP), le scénario catastrophe a été évité. En effet, sans le confinement, 23% de la population aurait été infectée, avec à la clé de nombreux cas graves et un engorgement massif des hôpitaux. Près de 670 000 patients auraient eu besoin d’être hospitalisés, et au moins 60 000 personnes seraient décédées (trois fois plus que le chiffre actuel).

Selon l’Institut Pasteur, si la France avait opté pour une stratégie d’immunité collective, à l’image de ce qu’entreprend la Suède, il aurait fallu pour cela que près de 65 à 70% de la population soit contaminée puis immunisée. Ce même institut a d’ailleurs mené dans un lycée à Crépy-en-Valois dans l’Oise, le premier cluster en France, un travail de recherche sur 661 personnes. Malgré un virus qui circulait depuis le mois de février, seul 26% des participants ont été infectés et possèdent des anticorps contre le virus.

Cette stratégie d’immunité collective aurait ainsi tué environ 250 000 personnes avant que le coronavirus soit stoppé. Un chiffre qui ne sera heureusement pas atteint grâce au confinement, qui réduit considérablement les échanges sociaux et permet de gagner du temps dans la recherche d’un traitement ou d’un vaccin.

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